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ACQUISITION DU FRANÇAIS LANGUE SECONDE

1. L’implantation du français en Côte d’Ivoire

2. Les différents modes d’acquisition du français

3. Les différentes variétés de français en Côte d’Ivoire


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ACQUISITION DU LANGAGE

Compétence :

A la fin du cours, l’étudiant sera capable de rendre compte des étapes de l'acquisition du langage et des théories qui tentent d'expliquer son évolution avec l'âge.

Objectifs :

Au terme de cet enseignement, l'étudiant devrait :

décrire les étapes de l’acquisition du langage ;
identifier les spécificités langagières chez l’enfant ;
décrire le caractère psychologique de l’évolution du langage.

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INITIATION A LA SYNTAXE FONCTIONNELLE

Le but général assigné à ce cours est d’inculquer aux étudiants la notion de phrase : sa forme, et son sens, les arbres syntaxiques, repérer les parties du discours et les groupes syntaxiques, les règles de réécriture et les types d’analyses syntaxiques. Après ces enseignements, l’étudiant doit être en mesure de : - Distinguer l’axe syntagmatique de l’axe paradigmatique. - Savoir les données pour l’étude de la phrase, l’agrammaticalité et l’asémantisme. - Représenter les relations à l’intérieur de la phrase incluant les étiquettes. - Reconnaître la contrainte sur les suites de mots et les critères d’identification des parties du discours. - Identifier les différents groupes syntaxiques (nominaux, verbaux, adverbiaux). - Reconnaître la reprise d’un élément à un autre niveau et traduire ou exprimer ce fait sous forme de récursion en sachant faire le choix des règles. - Savoir, enfin effectuer les analyses fonctionnelles et thématiques à l’intérieur d’un énoncé verbal. Ce cours consiste en plusieurs axes et interagit avec les autres domaines de description linguistique entre autres la morphologie, la sémantique. Dans la mesure où une phrase ou proposition est organisée en mots et que ces mots ont un sens, pour aboutir à la grammaticalité ou l’acceptabilité de l’énoncé.  

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INITIATION A LA MORPHOLOGIE FONCTIONNELLLE

Le cours conformément à l’objectif général aborde dans une approche fonctionnelle, les domaines ou procédés classiques de la morphologie en tant qu’étude de la forme et de la formation des mots entre autres : la morphologie flexionnelle, la morphologie dérivationnelle et compositionnelle. Ensuite, les autres sources de mots nouveaux dits procédés non classiques de formation que sont : la siglaison, les emprunts, les onomatopées et les idéophones, la réduction (lexicale), la troncation (apocope, aphérèse, syncope) et la dérivation impropre qui opère sans élément affixal à la base. Au terme de ce cours, l’étude doit être capable de : - Situer la morphologie au sein des grandes familles (disciplines majeures ou fondamentales) des sciences du langage. - Reconnaitre les mots attestés, les mots possibles et les mots impossibles. - Savoir les éléments constitutifs d’un mot dérivé et procéder à sa segmentation : suffixation (chant-er), préfixation (dé-gel), la formation par phases (in –justement, injuste-ment), la formation parasynthétique (re-bois-er), la dérivation très complexe : préfixation et double suffixation à la base (dé-centr(e)-al-iser) et la dérivation par double préfixation et suffixation à la base ( dé-con-centr(e)-er ). - Distinguer un mot dérivé d’un mot composé et savoir les types de composition : la composition populaire, la composition savante et les mots-valises ou le télescopage.

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INITIATION A LA MORPHOLOGIE GENERATIVE

Ce nouveau cours de première année a pour point de départ l’article de Chomsky intitulé « Remarks on nominalization » publié en 1970. Lequel est crucial dans l’histoire de la morphologie générative « La composante de formation morphologique ». L’article a trois impacts : 1- L’hypothèse lexicaliste : la morphologie dérivationnelle et fonctionnelle a lieu dans le lexique, la possibilité d’un composant morphologique dans la grammaire. 2- Le trait (les catégories sont des ensembles de traits : nominal ; verbal, adjectival). 3- La relation entre le lexique et la syntaxe (le principe de projection : les items lexicaux doivent paraître dans les configurations qui sont conformes à leurs propriétés lexicales à tous les niveaux. L’étape la plus décisive dans le développement de la théorie morphologique est celle de SELKIRK (1982). Elle suggère qu’au nom du fait que la morphologie et la syntaxe ont en commun le niveau X qui est celui du mot que la théorie X-barre doit être étendue à la morphologie. Ainsi, les items lexicaux doivent être définis en termes de position (N°, V°, Adj°) et non en termes de hiérarchie de niveau (X’, X’’) comme en syntaxe. Pour dire que la morphologie est une discipline autonome et qu’elle analyse la formation des mots. Il y a moyen d’assumer que ceux-ci se décrivent selon le principe binaire en schéma arborescent. Objectifs : - Permettre à l’étudiant de faire une analyse binaire (quelle que soit la structure d’un mot). - Elaborer l’arbre morphologique (à deux, trois et quatre matériels) avec son commentaire : chanter, dégeler, décentraliser.

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LINGUISTIQUE GENERALE

L’objectif de ce cours est de permettre aux étudiants de se familiariser avec la Linguistique en tant que science pluridisciplinaire en leur montrant les voies et branches de cette science de la langue et du langage et leur en fournir quelques concepts fondamentaux : - Linguistique descriptive, quand on s’intéresse à une langue spécifique et à ses éléments sans tenir compte d’une autre langue. - La typologie linguistique : on tient compte de plusieurs systèmes de langues à une époque donnée en voyant les ressemblances et les différences. - La linguistique évolutive ou diachronique : ou étudie une langue pour voir quels sont les chargements qui l’ont affecté. - La linguistique génétique ou historique : on compare certaines langues en s’en tenant aux ressemblances qu’elles présentent pour reconstruire leur histoire ou leur ancêtre commun. Dans la perspective de cette initiation des étudiants à la science linguistique, nous donnons un aperçu sur l’état actuel de la Linguistique Africaine et la diversité des classements faits aux langues de notre continent ensuite : la différence entre langage et langue, langue et parole, langue écrite et langue parlée synchronie et diachronie, le signe linguistiques et ses caractères, la double articulation du langage, les différents usages de la langue et les fonctions de la communication élaborées par l’un des maîtres de la linguistique Roman Jakobson.  

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Programme Minimaliste

LE PARADIGME MINIMALISTE ET LA TRANSVERSALITE DES CONTRAINTES

Le caractère minimaliste de la Grammaire Universelle (dorénavant UG, de l’anglais Universal Grammar) a été systématisé par Chomsky en 1993. Mais cette idée est déjà présente dans la grammaire générale et raisonnée de Port Royaldont Arnauld et Lancelot sont auteurs (1660).

La théorie est minimale dans la mesure où la variation langagière (d’une langue ou d’un groupe de langues à l’autre) est minimale mais aussi et surtout parce qu’elle se débarrasse des opérations jugées superflues de la Théorie générative. Cette Minimalité implique que les contraintes structurales qui régissent les langues sont innées. Les contraintes sont différemment appliquées dans les langues. Par exemple les traits ininterprétables sont vérifiés par déplacement de constituant (lexical) dans le spécifieur de la tête fonctionnelle (matrice de traits), pour certaines langues alors qu’ils le sont par percolation pour d’autres. Dans le premier cas où le constituant se retrouve en position de Spécifieur, la délocalisation a lieu avant l’épel. On parle alors de syntaxe ouverte. Dans le second cas, la délocalisation a lieu après l’épel, c’est pourquoi le constituant lexical reste in situ : c’est un mouvement furtif. Le mouvement n’a apparemment pas eu lieu. Mais cela ne signifie pas que la contrainte de vérification ne s’applique pas dans ces langues.

  


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STATISTIQUE

0.1.            Objectifs

 

Le présent projet a pour objectif essentiel d’actualiser et d’harmoniser l’orthographe des langues ivoiriennes. Étant donné que l’orthpogaphe des langues ivoiriennes disposnible date de 1979, il est à ce jour cécessaire de la revisiter en vue de mettre en place une orthographe actualisée et harmonisée. La réalisation d’un tel projet constitue certainement un apport dans la résolutionde la question de l’instrumentalisation des langues ivoiriennes, c’est-à-dire les rendre utilisables, sous leur forme écrite ou verbale, dans diverses situations et contextes de communication formelle et informelle.


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STATISTIQUE

0.1.            Objectifs

 

Le présent projet a pour objectif essentiel d’actualiser et d’harmoniser l’orthographe des langues ivoiriennes. Étant donné que l’orthpogaphe des langues ivoiriennes disposnible date de 1979, il est à ce jour cécessaire de la revisiter en vue de mettre en place une orthographe actualisée et harmonisée. La réalisation d’un tel projet constitue certainement un apport dans la résolutionde la question de l’instrumentalisation des langues ivoiriennes, c’est-à-dire les rendre utilisables, sous leur forme écrite ou verbale, dans diverses situations et contextes de communication formelle et informelle.


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Système prosodique

Résumé

La linguistique se définit comme l’étude scientifique du langage humain. Le concept abstrait de langage est rendu matériellement par le truchement des langues naturelles. Les linguistes qui en ont fait leur principal objet d’étude, n’appréhendent pas ses différents aspects selon le même point de vue. Ainsi, diverses approches se succèdent et se développent au fil de la recherche et du temps.

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THEORIES ET COURANTS LINGUISTIQUES

Pour le commun des mortels, en côte d’Ivoire, la linguistique est d’une part un département de l’Université ou l’on apprend plusieurs langues : l’anglais, l’allemand, le japonais, le chinois, le russe… D’autres parts, la linguistique est rattachée ou confondue aux Lettres Modernes. Une délimitation du champ et de l’objet d’étude s’impose à l’étudiant en linguistique ou science du langage. Le module 1 est axé dans cette optique, sur l’origine des langues (la monogénèse et la polygenèse), la réflexion sur le langage dans la Grèce antique et sur la grammaire latine. A la période de la renaissance XVI e S, il apparait un regain d’intérêt pour les langues dites vulgaires. Ainsi, on parlera de la grammaire française au XVII e et XVIII e siècles, le bon usage, l’académie française en 1635 et la renaissance de l’œuvre des Professeurs de Port-Royal (1660) qui aboutiront à un ensemble d’hypothèses vraiment rationnelles sur le langage.  

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LEXICOLOGIE ET LEXICOGRAPHIE

La lexicologie, dans la terminologie traditionnelle, se définit comme l’étude scientifique du lexique, mais aussi comme la réflexion théorique sur ses applications en lexicographie. Elle est la discipline qui se consacre à l’étude (de la vie) des mots. Elle s’intéresse à leur nature, leur étymologie aussi bien aux relations systématiques (notamment sémantiques) qui les régissent. Avant que la sémantique ne soit reconnue comme composante autonome de la grammaire, la lexicologie a été seule à s’occuper des problèmes de signification en linguistique. Les recherches lexicologiques se sont développées alors en deux directions :

. La lexicologie sémantique s’est occupée de l’introduction des méthodes de la statistique.

. La lexicologie sémantique a inauguré la description des champs sémantiques, en appliquant alternativement les approches sémasiologiques et onomasiologiques. La mise en œuvre des méthodes d’analyse sémantiques ou conceptuelles ont tendance à transformer la lexicologie en une sémantique lexicale.

La lexicologie est une discipline nommée, constituée et admise dans la tradition européenne. Son origine épistémologique provient du XVII siècle dans le programme de la grammaire générale. Melle MEDANE (2011) distingue la lexicologie en trois types : la lexicologie structurale, la lexicologie descriptive et la lexicologie appliquée.

 


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TYPOLOGIES ET PARTICULARITES LEXICALES

Kouamé (2004: 47)  affirme :

   Il y a  nécessité s’agissant justement du nom, de souligner que c’est un élément apte à assumer les fonctions non-prédicatives à savoir de sujets, d’objets dans un énoncé verbal. Le nom est de façon explicite un mot, de la langue, spécialisé dans les rôles de sujet et d’objet. En tant que tel, il doit sa démarcation très nette du verbe qui se consacre exclusivement aux fonctions de prédication (cf.3.2.). Notons que le verbe du n’zikpli atteste intrinsèquement de l’absence de ton. A ce propos, Creissels) établit :

 

« Nous citons sans indication de ton des verbes ; c’est qu’en baoulé

le ton des verbes (à la différence … des noms) n’a pas de fonction

lexicale » (Creissels 1976, p.52).

Le cours s’organise en deux grands points :

 I.       ETUDE COMPOSITIONELLE : catégorie lexicales majeures et catégories lexicales mineures

II-  ETUDE DERIVATIONNELLE ET CONJUGAISON VERBALE

 I.ETUDE COMPOSITIONELLE : catégorie lexicales  majeures et catégories lexicales mineures

1.1   exemple de  la  séquence V – P kouamé (2004 : 192 – 193)

 Foncièrement répandu, le mécanisme V-P opère, à partir de la postposition respective des signes –nú « dedans » et –sú « dessus » à un radical verbal. La création d’unités nominales nouvelles provoquée par cette combinaison a l’expression suivante :

 

(1)  [N  V - P ]


           En énonçant ceci, il y a possibilité de lui faire équivaloir le schéma que voici, interprétable comme faisant de sa position de gauche le noyau de la structure.

 

(2)                     N

 

 

                  V            P

 

            Etant donné ce schéma, une question s’impose : qu’est-ce qui sous-tend au juste l’argument de tête à gauche ? 

Pour répondre à cette préoccupation, nous posons pour base, le fait que la postposition étant de traits  [-V, -N] se détermine par rapport au verbe et au nom qui sont respectivement de traits [+V, -N] et [-V, +N] (cf. Chomsky (1981)). Cette raison semble essentielle pour suggérer que si, le verbe ou le nom s’engage dans une composition avec une postposition, le rôle de tête doit échoir au verbe ou au nom. En acceptant cette suggestion, nous confirmons que, s’agissant de la structure V-P, le formant de gauche est bien la tête morphologique.

 

 

 

 

C’est dire que la suite verbale a pour fonction de transmuter la séquence  postpositionnelle en nom. Ce mécanisme est égal en clair à une construction déterminative suivant la relation de type binaire : déterminé-déterminant.

 1.2. La composition N-P

   Résolument usuel dans la langue, le mode N-P revient à postposer un locatif P à un lexème nominal. Tiennent lieu de locatifs postpositionnels, les trois signes que sont : -bò « dessous », -sú « dessus » et -nú  « dedans ». Le procédé  de cette création nominale incombe à la transformation ci-dessous :

 

(3)             [ N     N-P]

            En partant de (3), on peut représenter la structure interne des items nominaux composés par le graphe abstrait en (4). Ce graphe pousse à dire que le terme devant configurer à gauche est celui qui a fonction de noyau du mot. La raison en est que cette fonction implique le trait [+N] identique au trait du nœud principal :

 

(4)                                   N

 

 

                              N             P

 

 

1.2.1   Postposition de –bò « dessous » à la base nominale

 La postposition du locatif –bò à la base nominale donne lieu à la formation  que voici :

 

(5)       káà-bò                                                       « village de la S/P de Didiévi »

            /arbre-dessous/

 

            kpákò-bò                                           « village de la S/P de Didiévi »

            /cocotier-dessous/

 

            gbɔ̀g̀-bò                                        « appellation de la ville de Rubino »

            /ronier-dessous/

 

            ̀flɛ̀-bò                                    « crachat »

            /fond de la gorge-dessous/                

 

            lâ-bò                                              « village de la S/P de Didiévi »

            /arbre-dessous/

 

            blā-bò                                                « partie intime de la femme »

            /femme-dessous/

 

            kòví-bò                                              « gorge »

            /envie-dessous/

Les noms obtenus dénotent une localité géographique, l’environnement végétal ou les parties du corps.

 1.2.2. Postposition de –sú « dessus » à la base nominale

Par le canal de la postposition du locatif –sú à la base nominale,  on engendre les  noms ci-dessous :

 

(6)       kô-sú                                   « ville où est construit un barrage » »

            / barrage - dessus /

 

            kláŋglá-sú                               « village de la S/P de Didiévi »

            /palissade - dessus /

 

            ɲḭ́-sú                                       « le regard »

            /figure-dessus/

 

 

 

            wàkǎ-sú                                 « excrément »

            /bois-dessus/

 

            nwà̰-sú                                              « extrémité »

            /bouche-dessus/

 

            ŋ̀gbâ̰-sú                                  « chance »

            /front-dessus/

 1.2.3.  Postposition de  « dedans »  à la base nominale

 La postposition du locatif –nú à la racine nominale a pour intérêt de produire la catégorie des noms en (7) :

(7)       nwà̰-nú

            /bouche- dedans/

« un rapport  « révéler un secret » »

 bǒ-nú

            /forêt - dedans/

« basse-côte »

 

àṵ̀ɲâ-nú

            /sable - dedans/

« village de la S/P de Didiévi »

 nà̰mwê-nú

            /campement- dedans/

« la vie en campagne »

  wàkǎ-nú

          /arbre - dedans/

« une zone de culture  « où il y a beaucoup d’arbres » »

glá-nú

            /herbe mal brûlée - dedans/

« chasse par feu de brousse »

 

             bòlɛ́-nú

            /rosée- dedans/

« veillée »

 

ǹɟɛ̰̀njɛ̰̌-nú

/l'aube-dessus/

« l’aube »

 ɟásá-nú

            /palissade- dedans/

« village de la S/P de Didiévi « qui était clôturé » » 

 

àtḭ̂-nú

            /chemin - dedans/

« besoin de déféquer »

 

            tálwá-nú

            /jeune-fille-dedans/

            « Jeunesse »

kpɛ̰̀ŋgbɛ̰̌-nú

       /vieux – dedans/

            « vieillesse »

 II- ETUDE DERIVATIONNELLE ET CONJUGAISON VERBALE

 2.1. La morphologie des idéophones

 Une question de théorie et de pratique

 Le schéma de la morphologie se présente selon Mohanan (1986) 

 comme suit prédisant  que les affixes sont d’un cran plus bas que les mots ( nom, verbe, adverbe):

 

Zone de Texte: X = N, V, ADJ
X-1 = AFF-1

  

 

 

 

 

Kouamé (2004) relevant le caractère problématique de cette configuration propose la figure ci-dessous en vertu de laquelle les mots de la catégorie X sont de même niveau que les affixes.il peuvent à cet effet faire office de tête lexicale ou catégorisatrice :

  

Zone de Texte: X° =  N° ; V°
AFF= préf, suff

 

 

 

 

 


Les mots  sont au même niveau que les affixes.

 

Noms dérivés par adjonction de morphème à un idéophone


1)           a –  (sorte d’oiseau)


 

 

 

 

 

 

 

 (a)    Préfixe – tête du mot construit car il transforme l’idéophone en N (nom)

La tête c’est l’élément qui transforme l’idéophone en nom. Elle est le constituant le plus opérationnel du procédé morphologique. Disons qu’il n’y a pas de séparation tranchée ou étanche entre la tête et le complément qu’est l’idéophone. Il existe une sorte de complémentarité entre les deux entités, ce qui est nécessaire pour fournir les informations sémantiques et ou syntaxiques.

 

2)       (instrument servant à lisser la poterie)

 

 

 

 

 

 

 

 donne le trait [+N] à l’idéophone, il est la tête du mot généré.

 Principe : les mots complexes sont formés selon la loi binaire (ou de la binarité) [tête – complément]

 Il existe 2 hypothèses possibles pour tenter de décrire la structure interne du dérivé (nominal) par affixation couplée à la base idéophonique

Il n’y a pas de frontière étanche entre les idéophones et les catégories lexicales ordinaires.

 Structure des mots très complexes

 Scalise Sergio (1986), Generative morphology

Zone de Texte: 1ère Hypothèse Zone de Texte: 2ème Hypothèse
 

La figure (1) prédit que si un couple de morphène pré-suf est  affixé à un radical Z (base), la tête du dérivé généré est Y à gauche, dominant la position préfixale et la position Z. au contraire de la première analyse, la figure (2) énonce que si un couple de morphène préf….suf se joint à un radical Z, la tête du mot créé est redevable à l’élément Y à droite dominant la position Z et la position suffixale.

 Un problème s’impose : il s’agira pour nous de savoir laquelle des deux hypothèses de représentation rend compte au mieux de la structure interne du mot baoulé  coup de poing.

Le mot tripartite  est réalisé bipartite  dans certains dialectes baoulé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Structuration morphologique

(1)                                                              (2)

 

 


                                                                                                                                                                 

 Soit   identifions cette séquence comme étant en conformité avec la structuration morphologique : [a-[ideo-suf]. Nous admettons par hypothèse que la tête lexicale (du mot) doit avoir le trait [+N]. Il s’agit d’un ensemble de 2 dérivés formant une seule unité. Préf. Est représenté par , Z par idéo  (idée de bruit) et suf par  (lieu) et relativement à Y par N dans lequel l’élément suffixal fonctionne comme une tête (noyau) dans la mesure où c’est le constituant qui est à la base de transformation du trait [+idéo] en [+N] qui est conforme à celui du nœud parent (principal). 

2.2.Mots dérivés  par adjonction à une structure verbe – idéophone

 Baoulé :

Ex :  bruit lorsqu’on suce l’os

                      il suce l’os.

                     /3epsG/sucer/os/dedans

Ce qui nous intéresse dans notre description, c’est l’analyse du mot verbal ou du constituant verbal. Le constituant est formé du verbe et des morphèmes de conjugaison. On appelle constituant verbal, l’ensemble formé de verbe et les morphèmes de conjugaison.

 2.2.1. L’expectatif en baoulé

 il est marqué le morphème couplé.

Cette conjugaison emploie les tons inhérents des éléments du couple  (expectatif) pas encore

 

 

 

 


Zone de Texte: [ pref [ rad-suf ]]

Zone de Texte: V
 

 

Ex :  il n’y a pas encore sucé l’os 

 

2.2.2. Représentation du mot verbal dans la conjugaison future proche

 Être sur le point de …   . Scalise (1986 :177), nous inspire à ces propos la figure ci-dessous :

 

 

 

 

 

 

 

 

 Comme configuré ci-dessus, le constituant morphologique possède comme tête l’élément Y qui domine pref1 et l’unité Z à droite tandis que l’occurrence Pref2 vient en appoint (ajout). Pref2 opère comme un complément. Quelle figure théorique pouvez-vous déduire pour le baoulé.

 Analyse morphologique du mot verbal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ici il n’y a pas de changement de catégorie. On part du verbe pour arriver au verbe. C’est le verbe qui est la tête.

Ici la description morphologique fait appel à  deux constituants, à savoir 2 unités  et  qui permettent d’obtenir le mot verbal.

 2.2.3. Représentation du mot verbal dans l’accompli négatif ou conjugaison par double postposition (suffixation) au  radical verbal.

 

      /ACC-NEG/

    il n’a pas sucé d’os 

 Dans cet esprit voici proposée l’analyse de Scalise (1986 :173) attribuable à la règle Z+ suff1 + suff2 qui est une analyse à branchement binaire Z, suff1 ; suff2

 

 

 

 

 

 

 En vertu de ce graphe morphologique, le suff2 n’est directement lié au suff1 mais à l’ensemble constitué par l’unité Z et le constituant suff1  plus concrètement le mot issu de la double postproduction des suff1 et 2 est envisagé comme d’une tête Y qui possède le constituant suff2 comme modifieur. Cette tentative d’hypothèse donne droit à un schéma de ce type .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 CONCLUSION

Retenons qu’une suite morphologique quelle que soit sa complexité est parfaitement intégrée par usage populaire quand celui-ci en a besoin. Les catégories dites mineures ont généralement un rôle fonctionnel et sémantique. En ce sens, elles peuvent faire office de tête ou noyau de mots c’est-à-dire les parties les plus opérationnelles dans la création des procédés morphologiques.  

BIBLIOGRAPHIE

CREISSELS Denis et  KOUADIO, N’guessan J., 1977, Description phonologique                                           et grammatical d’un parler baoulé , ILA Abidjan,  642 p.

KOUADIO, N’guessan J. et KOUAME Kouakou, 2004, Parlons baoulé (e kan  bawlé) , Langue et Culture de Côte d’Ivoire, Ed  harmattan, Paris 198p.

KOUADIO, N’guessan J., 1982,  Atlas des langues kwa de Côte d’Ivoire : Le  baoulé , ILA Abidjan, tome 1, pp 277-306.

KOUADIO, N’guessan J., LOUCOU, Jean N, et TYMIAN Judith, 2003,  Dictionnaire baoulé-français , Nouvelles Editions    Ivoiriennes (NEI), Abidjan 612p.

Kouame, Yao. Emmanuel.( 2004), Morphologie nominale et verbale du n’zikpli, parler baoulé de la S/P de Didievi, Thèse pour le Doctorat Unique, Département des Sciences du Langage, Abidjan.

Kouaméyao.Emmanuel. (2015 )« la Syntaxe chomskyenne : de l’origine à l’analyse de la phrase, inflexion, mouvement wh et trace » in particip ' action.Revue interafricaine de littérature,linguistique et philosophique Revue semestrielle.volume7 N°2- juillet 2015,Lomé-Togo pp330-331.

Kouame Yao. Emmanuel. (2016), « Morphologie compositionnelle et sémantique du gouro », in Revue scientifique de Littérature et Sciences humaines (MultiFontaines), Revue annuelle-N°3, Togo, pp.241-252.


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TRAVAIL DE TERRAIN ET METHODOLOGIE DE REDACTION D’UN TRAVAIL DE RECHERCHE

Il est besoin de réaliser qu’un travail de recherche repose avant tout sur des travaux antérieurs. C’est pourquoi on dit dans notre jargon qu’un « travail scientifique repose sur un autre travail scientifique ». Cela veut dire qu’il faut s’atteler à effectuer un point sur les travaux (document écrit ou travail de bibliothèque) en rapport avec le sujet de recherche. Ce préalable fait ou acquis, on peut aisément s’aventurier sur le terrain en vue du recueillement des corpus ou des données qui fondent le travail de recherche.

1-      Revue de littérature

Elle se fait de façon chronologique. Elle suit la chronologie : depuis les anciens travaux jusqu’aux récents. Un travail de recherche doit être toujours actualisé dans le temps, l’espace et le milieu ambiant : cela signifie qu’il faut s’évertuer à faire la description par rapport aux différentes approches en lien avec  les plans fondamentaux de la description linguistique entre autres : morphologie, syntaxe, phonétique, phonologie, documentation (nouvelle discipline linguistique), sémantique. Le travail sur la revue de littérature étant effectuée, il importe de tirer les avantages ou des considérations générales pour poser ou dégager la problématique.

2-      Une problématique

Elle consiste en un ensemble de questionnements qui énoncent le sujet, la méthode et technique d’analyse ou de travail. Cela implique de justifier les arguments profonds qui ont guidé ou présidé au choix du sujet de recherche et tout ce qu’il faut pour contribuer à l’enrichissement et l’épanouissement du travail sur la base de ce qui a été  déjà fait. Autrement dit, il s’agit d’apporter une contribution à l’enrichissement scientifique. Les hypothèses sont formulées pour arriver à répondre à la problématique.

 3-      Justification du corpus et méthode de travail

3.1- Justification du corpus

Il est question de constituer le ou les corpus à partir des informateurs ou des documentations écrites. Il faut éviter le concordisme : il est fondamental et nécessaire de ne pas se constituer soi-même informateur de la langue car l’on peut courir le risque de décrire sa propre opinion ou vision sur la langue lorsque. L’on décrit sa propre langue il est impérieux de solliciter le concours des informateurs c’est-à-dire les locuteurs natifs de la langue.

                 3.2- Documentation

Elle est élaborée sur la base des travaux consultés en bibliothèque ou empruntés aux professeurs, consultation des thèses, des articles et les travaux divers, encyclopédie linguistique, les mémoires master (1 et 2) et ensuite récourir aux informateurs pour le travail de terrain. On distingue deux types d’informateurs :

-          Les occasionnels : ce sont les personnes que l’on peut consulter en cas de séjour passager dans la zone ou région d’enquête. A ce niveau, on peut consulter plusieurs personnes.

-          Les informateurs principaux : il s’agit de ceux avec qui l’on travaille de façon régulière pour constituer ou vérifier les faits de langues recueillis en vue de les affiner.

Il est nécessaire de mentionner le nom et le ou les prénoms de l’informateur, sa date de naissance, son niveau de français, s’il est plurilinguiste ou non, s’il a une maitrise parfaite de sa langue.

           3.3- Méthode de travail

 La méthode de travail se structure comme suit :

-          Recueillement des données : il s’agit d’un travail de terrain qui consiste en une enquête. Il faut préciser le lieu.

-          Outil de recherche : ce sont les accessoires tels que le téléphone, le portable, pour l’enregistrement par exemple des contes, des données rélatives aux questionnaires préalablement élaborés, un stylo, un cahier, dictaphone, etc…

-          Transcription du corpus : il faut s’atteler à transcrire phonétiquement le corpus. Seulement les signes et sons perçus dans la production des locuteurs ou informateurs doivent faire office de transcription.

-          Les caractères exploités doivent être ceux de l’API (Alphabet Phonétique International).

Il convient de transcrire fidèlement la réalisation du locuteur (dans la chaine parlée, c’est-à-dire transcrire tout ce qui est répèté  ou redondant).Avant tout chaque item du corpus doit être transcrit phonétiquement suivi de la réalisation phonologique, de sa glose en orthographe. Dans le cas de la syntaxe, par exemple, un énoncé transcrit doit être accompagné ou s’accommoder du découpage morphématique et de sa traduction en français.

4-      La phase ou l’étape de la rédaction

          Elle intervient après le depouement, la vérification pour question de fiabilité dans la description des faits de langue.

-           Une introduction : il s’agit de situer le sujet, énonciation de la problématique en rapport avec le sujet, méthode ou hypothèse d’analyse. Dans le cas de la morphologie du baoulé par exemple, on peut parler des théories morphologiques de : SELKIRK  LISA (1982),  MOHAMAN (1986), de  l’hypothèse de représentation de SCALISE (1986) et de la théorie  phonologique KLV. Ce travail de morphologie sollicite le concours de la théorie phonologique pour une meilleure clarification des faits (faits morphologiques). D’autres  théories phonologiques y sont convoquées : théorie de la syllabe, le principe du contour obligatoire (PCO) conçu par LEBEN (1973-1978), qui s’applique aux tons aussi bien

qu’aux éléments phonématiques de la langue, la théorie de l’optimalité  qui est une sorte d’ingrédient qui intervient dans les descriptions linguistiques actuelles.

Le travail de terrain exige d’intérersser les informateurs pour les rendre disponibles. les oppositions phonologiques en vue de trouver les paises minimales sont devenues caduques ce sont les b-a→ ba de l’étude en phonologie.  Dans les pays africains, même jusqu’en thèse de Doctorat , cette étude basique apparait nommément .Or, il y a beaucoup à  relater s’agissant de la discipline de phonologie . Depuis  trois décennies des notions robustes de la phonologie ont été enregistrées : phonologigie lexicale, strutucturale et distributionnelle, non.- linéaire ou tridimensionnelle), métrique …..  en corrélation  ou interaction avec la théorie de l’optimalité. Il convient donc de rompre avec la  tradition ancienne ; tout en reconnaissant et saluant l’effort fourni par nos ainnés.

-          Le développement ou corps du sujet : c’est le déroulement ou éffectuation du travail proprement-dit : le traitement du sujet. Un fait de morphologie fait appel à un fait de phonologie (morphotonal, morphotonologie, morphophonologie). Le développement peut se structurer en 3 grandes parties. Les parties sont structurées en sous-parties qui sont à leur tour  imbriquées en rubriques.

-          La conclusion : elle fait état point par point des conséquences ou résultats du travail, à titre de généralités descriptives et des persperstives ouverte ou déductibles  des résultats du sujet de la recherche.

 -          La bibliographie : nom de famille, prénom (généralement le prénom est abrégé), la date de parution, le type d’ouvrage, les références, le lieu, nombre de page souvent. La bibliographie est établie à partir de l’ordre alphabétique.

-          Les documents importants sont annexés entre la conclusion et la bibliographie.

-          Table des matières

- Et Caractère : Time New Roman

Police : 12

Citation : police 10 centré

Bas de page numéroté : police 8 ou 10


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STRUCTURE DES LANGUES IVOIRIENNES

Les langues ivoiriennes sont constituées de 4 groupes :

1-    Groupe Mandé

-         Mandé sud : gban, gouro,

-         Mandé  nord : type dioula,banbara

2-    Groupe GUR : koulango, senoufo

3-    Groupe KWA : baoulé, agni

4-    Groupe KRU : ou KRUMEN : bété, neyo,godie

Le cours porte sur la morphologie, phonologie et syntaxe des langues ivoiriennes.

I.            AU NIVEAU SYNTAXIQUE

1.1- Etude propositionnelle et syntagmatique en koulango, langue GUR

1.2- Topicalisation en n’Zima, langue KWA lagunaire

1.3- Les séries verbales en baoulé

1.4- Etude syntaxique des pronoms de l’Agni

1.5- Différence entre nom verbale et nom, inspirée du bété

1.6-construtions génitivales et non génitivales en adioukrou.

 RECHERCHES.

Les verbes à particule, cas spécifique du bété, langue KRU et de l’éotilé, langue KWA lagunaire.

 II.            AU NIVEAU MORPHOLOGIQUE

 2.1- Genre et classes nominales en Tiembara et sénari ,langues GUR

2.2- Adjonction couplée en baoulé

2.3- Double suffixation et double préfixation en baoulé

 RECHERCHES.

La lexicologie, la lexicographie et la sémantique.

 III.             AU NIVEAU PHONOLOGIQUE

 3.1- Downstep et downdrift en baoulé .

3.2- Montée tonale, descente tonale ou descente en terrasse : cas du baoulé .

3.2- Harmonie vocalique en Koulango , langue GUR, bété langue KRU et agni, langue KWA. 

Notons que trois complexes de robustesse inouie caractérisent les langues ivoiriennes :

1-    Le genre et les classes nominales

2-    Les séries verbales

3-    Et l’harmonie vocalique

 DOCUMENTS DE BASE

1-    KOUAME.Y.E ,(2017) la syntaxe des séries verbales , Edition GRAAL

2-    KOUAME Y.E,(2017à , morphologie des langues ivoiriennes, Edition GRAAL.

3-    KOUAME Y.E ,(2017), phonologie des langues ivoiriennes, Edition GRAAL.

 

 


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ANGLAIS ET CULTURE NUMERIQUE

   Le développement numérique est en marche en Afrique. Il est clair que le téléphone mobile et l’internet révolutionnent les secteurs économiques africains. Et plusieurs mutations permettent au continent de s’imposer comme une bonne perspective de développement économique. Cependant, beaucoup reste à faire pour la majorité des États africains.


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ETUDE MORPHOLOGIQUE ET MORPHOPHONOLOGIQUE DES IDEOPHONES ET DES ONOMATOPEES

Les études universitaires ont ceci de spécifique qu’elles aboutissent dès la première année et ce jusqu’en Doctorat et au-delà (Post-Doctorat), à la production de connaissance et de savoir (inédits). Ce résultat poursuivi ne peut être atteint que dans une double conciliation de la connaissance et de la maitrise de la méthode logique qui doivent donc aller de pair : la mise en pratiques des connaissances théoriques pour l’analyse et la description des structures idéophoniques. Il s’agit de l’affixation (préfixation et suffixation à un idéophone, l’affixation couplée à un idéophone, la double antéposition à un idéophone qui s’est mué en verbe et la double postposition à un idéophone qui s’est transmuté en verbe. Avec ces formations (en structure  arborescente à branchement binaire).  


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SEMINAIRE GENERATIVE 2017-2018 : BILAN DESCRIPTIF DES GROUPES LINGUISTIQUES IVOIRIENS

Les différents chantiers ou projets valorisent excellemment et élégamment les enjeux tant théoriques que pratiques dans le développement des Sciences du Langage dans ce pays, en Côte d’Ivoire. Nous estimons avoir posé les balises ou jalons pour d’éventuels travaux sur les langues Ivoiriennes. Le mérite et l’intérêt de nos recherches est aussi bien de parvenir à actualiser la théorie sur la houlette de la théorie dite optimalité sorte ``d’ingrédients`` entre la morphologie et phonologie, avec une implication syntaxique (approche minimaliste l’une des notions de robustesse inouïe) qui intervient dans les descriptions linguistiques actuelles.

Au moment où nous devons clore ce dernier projet sur les langues KWA lagunaires, il nous est tout à fait loisible et capital, de tirer la conclusion que trois complexes linguistiques, de robustesse incommensurable, débattus à l’échelle internationale concernent les langues ivoiriennes.

1-      Le phénomène des séries verbales (langue KWA)

2-      L’harmonie vocalique KWA ( agni, abidji), GUR (koulango) et KRU (bété, dida, neyo).

3-      Le genre et les classes nominales (langues GUR et langue KRU et quelques vestiges dans les langues KWA lagunaires telles que l’adioukrou et l’eotilé

D’autres phénomènes non moins intéressants sont caractéristiques des langues Ivoiriennes :

1-La nasalité syllabique (dans les langues KWA)

2-La dissociation ou élision vocalique et la longueur vocalique

3-La réduplication qui engage la complexité syllabique

4-      Les phénomènes affixaux : préfixation, suffixation et infixation (propre aux langues GUR)

5-      La tonologie qui implique les mouvements tonals : downstep, downdrift, dissociation tonale, réassociation tonale, propagation tonale, monté tonale et descente tonale (descente en terrasse)

6-      Complexité syntaxique liée à des modifications syntaxiques dans les énoncés verbaux simples.

 

a-      Relativisation et focalisation ou clivage

b-      Propositions et constructions génitives 

7-      Evolution dynamique des langues : les emprunts. L’ESPERANTO, langue auxiliaire qui vu le jours en 1887 ne semble pas bien placé pour concrétiser la volonté des chercheurs d’autrefois.

 Plusieurs théories sont convoquées à cet effet, chacune avec son corolaire d’analyse et d’interprétation mais enchevêtrées ou emboitées entre elles :

I-                   LES THEORIES MORPHOLOGIQUES :

 a-      Selkirk lisa, Jackendoff, Kiparsky, Anderson,…

b-       Mohanan

c-      Scalise

d-     Pulleyblank Douglas

e-      Les travaux subséquents

  • Brousseau
  • Kouame

II) LES THEORIES PHONOLOGIQUES

a-      Leben (PCO) and Ahoua , Goldsmith, lord

b-      KLV (Théorie de la syllabe) 

III) LES THEORIES SYNTAXIQUES

a-      Théorie standard

b-      Théorie standard étendue

c-      Théorie du liage et gouvernement au nombre de neuf

Depuis trois décennies, les trois domaines cruciaux  ou fondamentaux de la description linguistique (morphologie, phonologie et syntaxe) ont connu des avancés particulièrement remarquable. Le répertoire linguistique est enrichi et actualisé au biais des notions nouvelles.

1-      En morphologie :

a-      Morphologie structurale et distributionnelle

b-      Morphologie concaténative et gabaritique

c-      Morphologie distribuée

d-     Morphologie l’exématique

e-      Morphologie prosodique

f-       Morphologie morphématique

g-      Morphologie lexicale 

h-      Morphologie Computationnelle ou numérique, récente ou dernière-née de cette incarnation philosophique qui a un impact intéressant dans la typologie et documentation des langues, nouvelle discipline linguistique.

 2-       En phonologie

a-      Phonologie structurale,

b-      Phonologie non linéaire, multilinéaire, auto segmentale, tridimensionnelle

c-      Phonologie lexicale conçue par PULLEY DOUGLAS, MOHANAN

d-     Phonologie métrique

 3-       En syntaxe

Le programme minimaliste ou la théorie minimaliste.

 DOCUMENTS DE BASE

1-      KOUAME.Y.E ,(2017) La syntaxe des séries verbales en baoulé-n’zikpli, Edition GRAAL

2-      KOUAME Y.E,(2017), Morphologie des langues ivoiriennes, Edition GRAAL.

3-      KOUAME Y.E ,(2017), Phonologie des langues ivoiriennes, Edition GRAAL.


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Transcription et analyse des proverbes

à travers ses multiples fonctions, (éthique, pédagogique, culturelle, etc.), le proverbe se transmet de génération en génération à travers l’art oratoire par les sages, les vieillards et les parents dans les conversations. À la fois valeurs culturelle et sociale, il est considéré dans bon nombre de civilisations, notamment dans le Baoulé comme une parole de sagesse. Le proverbe exprime, de ce fait, la sagesse populaire collective tout en reflétant le mode de pensée, les valeurs et les comportements. En outre, bien que se ressemblant sur le plan sémantique, les proverbes africains en général, et ivoiriens en particulier, se distinguent cependant sur le plan morphologique et syntaxique.


Mot-clé : Proverbe, valeurs culturelle et sociale, sagesse populaire, mode de construction, fonction.